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Historiographie

Dernier ajout : 29 janvier.

- Comme le rappelle l’historien Philippe Poirrier, dans son essai sur Les enjeux de l’histoire culturelle, « l’historiographie, au sens d’histoire de l’histoire, a longtemps été le parent pauvre de l’école historique française ».

- Peinant à se détacher d’une historiographie de combat et/ou hagiographique, l’histoire de l’histoire gagne en maturité à partir des années soixante dix sous l’impulsion de Paul Veyne, Comment on écrit l’histoire ? (1971) ou de Michel de Certeau, L’Écriture de l’histoire (1975). Les travaux de Charles-Olivier Carbonnell, d’Olivier Dumoulin, de Bertrand Müller, de Pierre Nora, de Gérard Noiriel donnent ses lettres de noblesse à un genre qui s’impose, en 1987, dans le cadre d’une direction d’études "historiographie" à l’Ehess, confiée à François Hartog.

- Cependant, en 1954, la même année où Henri-Irénée Marrou publiait De la connaissance historique (Seuil), Philippe Ariès livrait, aux éditions du Rocher, Le Temps de l’histoire, dont la majorité des chapitres a été rédigée entre 1946 et 1951. Il y proclamait la nécessité et l’urgence d’une réflexion sur l’histoire de l’histoire à partir de l’analyse de son expérience personnelle.

- Une démarche pionnière que met en avant Roger Chartier, dans la préface à la réédition tardive de cet essai au Seuil, en 1986, après la mort de Philippe Ariès : "(...) Le Temps de l’histoire est sans doute le premier livre écrit par un historien n’appartenant pas à l’"école" où se manifeste une compréhension aussi aiguë de la rupture représentée par les Annales, l’œuvre de Bloch et celle de Febvre (...)".

- L’objectif de cette rubrique est de rappeler l’apport de Philippe Ariès autour de la question de l’historiographie tout en faisant état de contributions nouvelles sur ce thème.

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